Dans cet article
- La mise en demeure pour loyer impayé doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception pour avoir une valeur juridique
- Le délai légal accordé au locataire pour régulariser est généralement de 8 jours à compter de la réception
- Depuis la loi du 27 juillet 2023, le bailleur doit signaler l’impayé à la CCAPEX dès 2 mois de retard
- Un commandement de payer par huissier coûte entre 150 et 300 €, contre quasi zéro pour une mise en demeure simple
- La clause résolutoire du bail ne peut être activée qu’après un commandement de payer resté infructueux pendant 6 semaines
- La garantie Visale ou une assurance loyer impayé peut couvrir jusqu’à 36 mois d’impayés
Sommaire
- Quand envoyer une mise en demeure pour loyer impayé ?
- Comment rédiger une mise en demeure pour loyer impayé ?
- Modèle de lettre de mise en demeure pour loyer impayé
- Quelles sont les conséquences d’une mise en demeure ?
- Nouvelle loi sur les loyers impayés : ce qui change en 2026
- Procédure complète après une mise en demeure restée sans effet
- Quel recours si le locataire ne paie pas son loyer ?
- Comparatif des moyens de recouvrement : coûts et délais
- Les 5 erreurs à éviter face à un loyer impayé
Après 15 ans passés côté banque à analyser des dossiers de financement immobilier, j’ai vu des dizaines de propriétaires bailleurs perdre des mois, voire des années, face à des loyers impayés. La raison principale ? Une réaction trop tardive ou une procédure mal engagée. La mise en demeure loyer impayé est le premier acte formel que vous devez poser pour protéger vos droits. Dans ce guide, je vous donne mon modèle de lettre, la procédure à suivre pas à pas en 2026 et les pièges à éviter absolument.
Quand envoyer une mise en demeure pour loyer impayé ?

Je recommande toujours à mes clients d’agir vite. Dès le 10e jour de retard après la date d’échéance prévue au bail, vous devez réagir. Voici la chronologie que je préconise :
Jour 1 à 5 : un simple rappel amiable par téléphone ou SMS. Certains retards sont de bonne foi : un virement oublié, un problème bancaire temporaire. Ce premier contact suffit dans environ 60 % des cas d’après mon expérience.
Jour 5 à 10 : un courriel ou un courrier simple de relance, rappelant le montant dû et la date d’échéance. Ce n’est pas encore une mise en demeure, mais cela crée une trace écrite.
À partir du jour 10 : si le locataire n’a pas répondu ou n’a pas payé, il est temps d’envoyer une mise en demeure pour loyer impayé en bonne et due forme. N’attendez surtout pas le deuxième mois d’impayé. Plus vous attendez, plus la dette s’accumule et plus la procédure sera longue.
Si vous avez souscrit une garantie loyer impayé, vérifiez les conditions de votre contrat : la plupart des assureurs exigent que la mise en demeure soit envoyée dans un délai de 15 jours après la date d’échéance du loyer. Si vous dépassez ce délai, vous risquez de perdre votre couverture. Concernant la garantie Visale, la mise en demeure loyer impayé doit être signalée à Action Logement dans les 30 jours suivant le premier impayé.
Comment rédiger une mise en demeure pour loyer impayé ?
Pour qu’une lettre de mise en demeure ait une véritable portée juridique, elle doit contenir plusieurs éléments indispensables. Voici ce que je vérifie systématiquement :
Les mentions obligatoires :
- L’identité complète du bailleur (nom, prénom, adresse)
- L’identité complète du locataire
- L’adresse du bien loué
- La référence du bail (date de signature)
- Le montant exact des sommes dues : loyer, charges, pénalités éventuelles
- La période concernée (mois impayés)
- Un délai précis de régularisation (8 à 15 jours)
- La mention explicite « mise en demeure » (ces mots doivent apparaître clairement)
- L’indication des suites judiciaires envisagées en cas de non-paiement
- La date et la signature du bailleur
Le mode d’envoi : toujours par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). C’est le seul moyen qui fait courir les délais légaux. Un courrier simple ou un email n’ont pas la même valeur probante devant un tribunal. Conservez précieusement le récépissé de dépôt et l’avis de réception.
Si vous souhaitez un document plus formel au format PDF, vous pouvez aussi passer par un commissaire de justice (ex-huissier) comme le détaille le site service-public.fr. Mais dans un premier temps, la LRAR suffit.
Modèle de lettre de mise en demeure pour loyer impayé
Voici le modèle que j’utilise personnellement et que je recommande à tous les bailleurs que j’accompagne. Adaptez-le à votre situation :
[Vos nom et prénom]
[Votre adresse]
[Code postal et ville][Nom et prénom du locataire]
[Adresse du logement loué]
[Code postal et ville]À [ville], le [date]
Objet : Mise en demeure de payer les loyers impayés
Lettre recommandée avec accusé de réception n° [numéro]Madame, Monsieur,
En qualité de bailleur du logement situé au [adresse complète du bien], que vous occupez en vertu du contrat de bail signé le [date du bail], je constate que vous n’avez pas réglé le(s) loyer(s) suivant(s) :
— Loyer du mois de [mois] : [montant] €
— Charges : [montant] €
— Total dû : [montant total] €Par la présente, je vous mets en demeure de régler la somme de [montant total] € dans un délai de huit (8) jours à compter de la réception de ce courrier.
À défaut de règlement dans ce délai, je me verrai contraint(e) d’engager les procédures judiciaires prévues par la loi, pouvant aboutir à la résiliation du bail et à votre expulsion, conformément aux articles 1224 et suivants du Code civil.
Je reste néanmoins ouvert(e) à toute proposition d’échéancier de paiement amiable.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
[Signature]
Ce modèle de mise en demeure loyer impayé peut être téléchargé et adapté librement. Je vous conseille de le personnaliser en mentionnant les éventuelles relances précédentes que vous avez effectuées : cela renforcera votre dossier si l’affaire devait être portée devant le tribunal.

Quelles sont les conséquences d’une mise en demeure ?
La mise en demeure produit plusieurs effets juridiques importants que tout bailleur doit connaître :
1. Elle fait courir les intérêts de retard. À compter de la réception de la mise en demeure, le locataire doit des intérêts au taux légal sur les sommes impayées. En 2026, le taux d’intérêt légal est d’environ 4,22 % pour les créances entre particuliers.
2. Elle constitue une preuve de votre diligence. En cas de procédure judiciaire, le juge vérifiera que vous avez tenté de résoudre le litige à l’amiable. La mise en demeure prouve votre bonne foi et votre respect de la procédure.
3. Elle déclenche les garanties. Si vous bénéficiez d’une assurance loyer impayé ou de la garantie Visale, l’envoi de la mise en demeure est souvent le fait générateur de l’indemnisation. Sans ce document, votre assureur peut refuser de vous couvrir. Si vous vous interrogez sur les conditions à remplir, consultez mon article sur la garantie loyer impayé et les conditions locataire.
4. Elle peut suffire à obtenir le paiement. Dans mon expérience, environ 40 % des locataires régularisent leur situation après réception d’une mise en demeure. Le caractère officiel du courrier recommandé et la mention des poursuites possibles ont un réel effet déclencheur.
5. Elle prépare le terrain judiciaire. Si le locataire ne réagit pas, la mise en demeure est le préalable nécessaire avant de saisir un commissaire de justice pour délivrer un commandement de payer.
Nouvelle loi sur les loyers impayés : ce qui change en 2026
Le cadre législatif a évolué ces dernières années. La loi du 27 juillet 2023 (dite « loi Kasbarian ») a modifié en profondeur la gestion des impayés locatifs. Voici les points essentiels à retenir en 2026 :
Signalement obligatoire à la CCAPEX : depuis cette loi, le bailleur ou son mandataire doit signaler l’impayé à la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives dès que la dette atteint 2 mois de loyer (charges comprises). Ce signalement est devenu une étape incontournable de la procédure.
Réduction du délai du commandement de payer : le délai laissé au locataire pour régulariser après un commandement de payer est passé de 2 mois à 6 semaines. Cela accélère la procédure pour le bailleur, tout en laissant au locataire un temps suffisant pour trouver une solution.
Sanctions renforcées contre le squat : la loi a créé un délit d’occupation frauduleuse passible de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. Même si cela concerne principalement les squatteurs, certaines dispositions s’appliquent aussi aux locataires qui se maintiennent dans les lieux après résiliation du bail.
Procédure d’expulsion accélérée : le juge peut désormais réduire les délais de grâce accordés au locataire de mauvaise foi. Les délais qui pouvaient atteindre 3 ans sont maintenant plafonnés à 1 an maximum pour les locataires de mauvaise foi caractérisée.
Si vous confiez la gestion de votre bien à un professionnel, ces obligations sont normalement prises en charge. Je vous invite à comparer les offres dans mon article sur les frais de gestion locative en 2026.
Procédure complète après une mise en demeure restée sans effet
Si votre mise en demeure reste sans réponse passé le délai imparti, voici les étapes à suivre dans l’ordre. Je les ai vues se dérouler des centaines de fois :
Étape 1 : le commandement de payer par commissaire de justice. C’est l’acte officiel qui remplace l’ancien « commandement de payer par huissier ». Il doit mentionner la clause résolutoire du bail et accorde un délai de 6 semaines au locataire pour régler sa dette. Le coût varie entre 150 et 300 €.
Étape 2 : la saisine du tribunal judiciaire. Si le locataire ne paie toujours pas, vous devez assigner le locataire devant le juge des contentieux de la protection. Cette assignation doit être signifiée par commissaire de justice et notifiée à la préfecture (CCAPEX). Comptez un délai de 2 à 6 mois pour obtenir une audience selon les juridictions.
Étape 3 : la décision du juge. Le juge peut prononcer la résiliation du bail, condamner le locataire au paiement des arriérés et ordonner son expulsion. Il peut aussi accorder des délais de paiement au locataire (jusqu’à 24 mois) s’il estime que sa situation le justifie.
Étape 4 : le commandement de quitter les lieux. Après le jugement, un commandement de quitter les lieux est signifié au locataire. Il dispose alors de 2 mois pour partir volontairement.
Étape 5 : le concours de la force publique. En dernier recours, si le locataire refuse de partir, le commissaire de justice demande le concours de la force publique auprès du préfet. Attention : la trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars) suspend les expulsions, sauf exceptions.

Quel recours si le locataire ne paie pas son loyer ?
En tant qu’ancien conseiller bancaire, j’ai accompagné de nombreux bailleurs dans cette situation difficile. Voici l’ensemble des recours disponibles :
La voie amiable : avant toute procédure, je recommande toujours de proposer un échéancier de paiement. Un accord écrit signé par les deux parties a valeur de contrat. Cela évite les frais de justice et préserve la relation locative. J’ai vu des situations se résoudre avec un étalement sur 3 à 6 mois.
La médiation : vous pouvez saisir gratuitement un conciliateur de justice ou la commission départementale de conciliation. Cette étape, bien que facultative, est appréciée par les juges si l’affaire va plus loin.
L’activation de la caution solidaire : si le bail prévoit un garant, vous pouvez vous retourner contre lui. Le garant est tenu des mêmes obligations que le locataire pour le paiement du loyer. Adressez-lui également une mise en demeure.
La procédure judiciaire : si aucune solution amiable n’aboutit, la voie judiciaire reste votre recours ultime. Le commandement de payer puis l’assignation au tribunal sont les étapes clés que j’ai détaillées ci-dessus.
L’injonction de payer : pour les petites créances (moins de 5 000 €), la procédure d’injonction de payer est plus rapide et moins coûteuse. Vous déposez une requête au greffe du tribunal sans avoir besoin d’avocat.
Si votre locataire est parti en laissant des dégradations, sachez qu’il est possible de réclamer après un état des lieux de sortie signé dans certaines conditions.
Comparatif des moyens de recouvrement : coûts et délais
Pour vous aider à choisir la bonne stratégie, voici un tableau récapitulatif des différentes options :
| Moyen de recouvrement | Coût estimé | Délai moyen | Efficacité |
|---|---|---|---|
| Relance amiable (courrier simple) | Gratuit | 1 à 5 jours | Moyenne (60 % de succès) |
| Mise en demeure (LRAR) | 5 à 8 € | 8 à 15 jours | Bonne (40 % de régularisation) |
| Commandement de payer (commissaire de justice) | 150 à 300 € | 6 semaines | Élevée |
| Injonction de payer (tribunal) | 50 à 200 € | 1 à 3 mois | Élevée (si dette < 5 000 €) |
| Assignation au tribunal judiciaire | 500 à 2 000 € (avocat inclus) | 3 à 12 mois | Très élevée |
| Expulsion avec force publique | 1 000 à 3 000 € | 6 à 18 mois (total) | Définitive |
Comme vous le constatez, la mise en demeure pour loyer impayé est de loin l’option la moins coûteuse. C’est un investissement de moins de 10 € qui peut vous éviter des milliers d’euros de procédure. Je conseille toujours de commencer par là avant d’engager des frais plus importants.
Si vous gérez vous-même votre bien, ces coûts sont entièrement à votre charge. Avec un gestionnaire, certains frais sont inclus dans le mandat. Pour en savoir plus, consultez mon comparatif des frais de gestion locative.
Les 5 erreurs à éviter face à un loyer impayé
En 15 ans de métier, j’ai identifié les erreurs récurrentes qui coûtent cher aux bailleurs :
1. Attendre trop longtemps. Chaque mois d’attente, c’est un mois de loyer supplémentaire non perçu. J’ai vu des propriétaires attendre 6 mois « par gentillesse » avant de réagir. Résultat : une dette de 6 000 à 10 000 € souvent irrécupérable. Le délai de mise en demeure loyer impayé idéal est de 10 jours après l’échéance.
2. Ne pas envoyer la mise en demeure en recommandé. Un courrier simple, un SMS ou un email n’ont aucune valeur probante devant un tribunal. Seule la LRAR fait foi. Ne faites pas cette économie de quelques euros.
3. Couper l’eau, l’électricité ou changer les serrures. C’est strictement interdit et passible de poursuites pénales (3 ans de prison et 30 000 € d’amende selon l’article 226-4-2 du Code pénal). Même si le locataire ne paie plus, vous n’avez pas le droit de vous faire justice vous-même.
4. Oublier de prévenir l’assurance ou la caution. Si vous avez une GLI ou un garant, vous devez les informer dans les délais prévus au contrat. Un retard de notification peut entraîner la perte de vos droits à indemnisation.
5. Négliger le signalement à la CCAPEX. Depuis la loi Kasbarian, ce signalement est obligatoire dès 2 mois d’impayé. L’omettre peut ralentir votre procédure judiciaire et être retenu contre vous par le juge. Le formulaire est disponible sur le portail service-public.fr dédié aux loyers impayés.
Pour anticiper ces risques, je recommande de souscrire une assurance adaptée dès la signature du bail. Mon guide sur les conditions de la garantie loyer impayé vous aidera à y voir plus clair.
À retenir
- Envoyez votre mise en demeure par LRAR dès le 10e jour de retard de paiement
- Mentionnez le montant exact de la dette, la période concernée et un délai de 8 jours pour régulariser
- Signalez l’impayé à la CCAPEX sous 2 mois conformément à la loi Kasbarian
- Prévenez votre assurance GLI ou le garant dans les délais contractuels pour ne pas perdre vos droits
- Ne tentez jamais de vous faire justice vous-même (coupure d’eau, changement de serrure) sous peine de poursuites pénales
Questions fréquentes
Comment faire une mise en demeure pour loyer impayé ?
Pour réaliser une mise en demeure, rédigez un courrier mentionnant votre identité, celle du locataire, l’adresse du bien, la référence du bail, le montant exact des sommes dues et un délai de régularisation de 8 jours. Envoyez ce courrier par lettre recommandée avec accusé de réception. Conservez le récépissé et l’avis de réception comme preuves. Vous pouvez utiliser le modèle proposé dans cet article ou vous inspirer des modèles disponibles sur service-public.fr.
Quelles sont les conséquences d’une mise en demeure pour le locataire ?
La mise en demeure fait courir les intérêts de retard au taux légal sur les sommes impayées. Elle constitue une preuve juridique de la défaillance du locataire et peut déclencher les garanties d’assurance (GLI, Visale). Si le locataire ne régularise pas dans le délai imparti, le bailleur peut engager un commandement de payer par commissaire de justice, préalable à une éventuelle résiliation du bail et expulsion.
Quelle est la nouvelle loi sur les loyers impayés en 2026 ?
La loi Kasbarian du 27 juillet 2023, pleinement applicable en 2026, a réduit le délai du commandement de payer de 2 mois à 6 semaines, rendu obligatoire le signalement à la CCAPEX dès 2 mois d’impayé, et plafonné les délais de grâce à 1 an maximum pour les locataires de mauvaise foi. Elle a également renforcé les sanctions contre l’occupation illicite des logements.
Quel recours si le locataire ne paie pas son loyer malgré la mise en demeure ?
Vous disposez de plusieurs recours : proposer un échéancier amiable, saisir un conciliateur de justice, activer la caution solidaire, faire délivrer un commandement de payer par commissaire de justice, ou engager une procédure judiciaire devant le tribunal. Pour les dettes inférieures à 5 000 €, l’injonction de payer est une voie rapide et peu coûteuse.
Combien coûte une mise en demeure pour un locataire ?
La mise en demeure elle-même ne coûte rien au locataire. Le seul coût est supporté par le bailleur pour l’envoi de la LRAR, soit environ 5 à 8 €. En revanche, si la procédure se poursuit avec un commandement de payer (150 à 300 €) ou une action en justice, ces frais peuvent être mis à la charge du locataire par le juge au titre des dépens.
Quel délai accorder dans une mise en demeure pour loyer impayé ?
Le délai habituel est de 8 jours à compter de la réception du courrier. Ce délai est suffisant pour permettre au locataire de régulariser tout en montrant votre détermination. Certains bailleurs accordent 15 jours, mais je déconseille d’aller au-delà : cela rallonge la procédure sans réel bénéfice.
Peut-on envoyer une mise en demeure par email ?
Techniquement, un email peut valoir mise en demeure si le locataire en accuse réception. Cependant, en pratique, je le déconseille fortement. Seule la lettre recommandée avec accusé de réception offre une preuve incontestable de la date de réception. Les tribunaux et les assurances exigent quasi systématiquement une LRAR pour valider la procédure.
Alexandre Duval est ancien conseiller bancaire spécialisé en financement immobilier. Après 15 ans côté banque, il accompagne les investisseurs en toute indépendance et partage ses analyses du marché sur AD Immo.