Dans cet article
- Le marchand de biens achète, rénove et revend des biens immobiliers en dégageant une plus-value sur chaque opération
- Le statut juridique le plus courant est la SAS ou SARL à l’IS, offrant une fiscalité adaptée aux opérations d’achat-revente
- Les droits de mutation réduits constituent un avantage majeur, sous réserve de s’engager à revendre dans le délai légal prévu par l’article 1115 du Code général des impôts
- La TVA sur marge s’applique dans les conditions prévues par le Code général des impôts, selon l’ancienneté du bien
Sommaire
- Qu’est-ce qu’un marchand de biens immobilier
- Statut juridique et fiscalité du marchand de biens
- Trouver les bonnes affaires : sourcing et analyse
- Financer ses opérations d’achat-revente
- Travaux et valorisation : maximiser la plus-value
- Calculer la rentabilité d’une opération
- Risques et erreurs à éviter
- Les étapes pour lancer son activité
L’achat-revente immobilier en tant que marchand de biens est une activité commerciale encadrée qui obéit à des règles précises. Une stratégie rigoureuse, un cadre juridique adapté et une maîtrise des mécanismes financiers et fiscaux sont les conditions d’une activité pérenne. Ce guide présente le cadre réglementaire, les étapes clés et les points de vigilance pour aborder cette activité avec méthode et lucidité.
Qu’est-ce qu’un marchand de biens immobilier
Le marchand de biens est un professionnel qui achète des biens immobiliers dans l’intention de les revendre avec une plus-value. Contrairement à l’investisseur locatif qui perçoit des loyers sur la durée, le marchand de biens se rémunère sur la marge entre le prix d’achat (augmenté des frais et travaux) et le prix de revente. C’est une activité commerciale à part entière, encadrée par le Code de commerce.
En pratique, l’activité couvre plusieurs types d’opérations :
- Achat-rénovation-revente : acquérir un bien décôté, le remettre en état, puis le revendre au prix du marché rénové
- Division : transformer un grand appartement ou une maison en plusieurs lots pour créer de la valeur
- Changement de destination : convertir un local commercial en logement, ou inversement
- Achat en bloc et revente à la découpe : acquérir un immeuble entier et revendre lot par lot
Le point commun de toutes ces stratégies : l’objectif est toujours de créer de la valeur entre l’achat et la revente. Une opération de marchand de biens réussie repose sur une analyse fine du marché local, une estimation précise des travaux et une connaissance approfondie de la fiscalité. Si l’immobilier locatif rentable génère des revenus récurrents, l’achat-revente produit des gains ponctuels mais potentiellement plus élevés.

Statut juridique et fiscalité du marchand de biens
Le choix du statut juridique conditionne toute la stratégie fiscale d’un marchand de biens.
Les structures adaptées
La grande majorité des marchands de biens exercent en société à l’impôt sur les sociétés (IS). Les formes les plus courantes sont la SAS, la SARL ou la SASU. L’avantage principal : les bénéfices sont imposés au taux de l’IS, qui comprend un taux réduit pour les PME éligibles et un taux normal au-delà. Les taux en vigueur sont consultables sur le site impots.gouv.fr.
L’exercice en nom propre (micro-entreprise ou entreprise individuelle) est fortement déconseillé. D’une part, les plus-values sont alors imposées au barème progressif de l’impôt sur le revenu. D’autre part, le patrimoine personnel n’est pas protégé de la même manière en cas de difficulté.
| Critère | SAS / SASU à l’IS | SARL à l’IS | Entreprise individuelle |
|---|---|---|---|
| Imposition des bénéfices | IS (taux en vigueur) | IS (taux en vigueur) | IR (barème progressif) |
| Protection du patrimoine | Oui | Oui | Limitée |
| Charges sociales du dirigeant | Régime assimilé salarié (détail sur urssaf.fr) | Régime TNS (détail sur urssaf.fr) | Régime TNS |
| Souplesse statutaire | Très grande | Encadrée | Aucune |
| Coût de création | Variable (détail sur service-public.fr) | Variable (détail sur service-public.fr) | Gratuit |
| Crédibilité bancaire | Élevée | Élevée | Faible |
La fiscalité spécifique
Le marchand de biens bénéficie de droits de mutation réduits, à condition de s’engager à revendre le bien dans le délai prévu par l’article 1115 du Code général des impôts. Si ce délai n’est pas respecté, le complément de droits est dû, majoré de pénalités. Les taux exacts des droits de mutation, tant pour les professionnels que pour les particuliers, sont consultables sur le site service-public.fr.
Concernant la TVA, deux régimes coexistent. Si le bien est revendu dans un délai rapproché après son achèvement, la TVA s’applique sur le prix total. Pour les biens plus anciens, c’est la TVA sur marge qui s’applique : la TVA n’est due que sur la différence entre le prix de revente et le prix d’achat. Les conditions précises et les seuils sont définis par l’article 257 du Code général des impôts. C’est un levier fiscal considérable que tout marchand de biens doit maîtriser. Pour approfondir les questions de taxe foncière, un guide dédié est disponible.
Trouver les bonnes affaires : sourcing et analyse
La réussite d’un marchand de biens repose en grande partie sur la qualité de l’achat. Acheter trop cher compromet toute l’opération, quelle que soit la qualité de la rénovation.
Les canaux d’acquisition prioritaires
Les ventes aux enchères judiciaires restent l’un des meilleurs viviers. Les biens peuvent se négocier significativement sous le prix du marché. Le calendrier des audiences est consultable auprès du tribunal judiciaire du secteur concerné.
Le réseau d’agents immobiliers et de notaires constitue un canal essentiel. En leur communiquant des critères précis (type de bien, budget, localisation, potentiel de travaux), il est possible d’être prévenu avant même la mise en vente publique. Les meilleures affaires se trouvent souvent off-market.
Le démarchage direct auprès de propriétaires de biens vacants ou dégradés peut aussi porter ses fruits. Identifier les biens visiblement inoccupés, consulter le cadastre pour retrouver le propriétaire, et faire une offre directe est une démarche chronophage, mais qui peut dégager les marges les plus intéressantes.
Enfin, les plateformes spécialisées (agorastore.fr pour les biens publics, enchères-domaines.gouv.fr pour les biens de l’État) méritent une surveillance régulière. Le crowdfunding immobilier peut aussi constituer une piste complémentaire pour diversifier les sources de financement.
Analyser une opportunité rapidement
Avant de visiter, chaque annonce peut être filtrée avec cette grille rapide :
- Prix au m² vs marché : le bien doit être significativement sous le prix moyen rénové du quartier, en se basant sur les données de la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières)
- Nature des travaux : les travaux de second œuvre (peinture, sols, cuisine, salle de bains) sont maîtrisables ; la structure (charpente, fondations) représente un risque majeur
- Urbanisme : vérifier le PLU pour la division ou le changement de destination
- Liquidité du marché : combien de temps mettent les biens rénovés à se vendre dans ce secteur ?
- Copropriété : des charges élevées ou un gros ravalement voté peuvent compromettre la marge

Financer ses opérations d’achat-revente
Le financement d’une opération de marchand de biens diffère radicalement du crédit immobilier classique.
Le crédit professionnel
Les banques exigent généralement un apport significatif sur le coût total de l’opération (acquisition + travaux + frais). Le montant d’apport demandé varie selon les établissements et le profil de l’emprunteur. Le prêt est accordé sur une durée courte, avec souvent un différé total de remboursement du capital : seuls les intérêts sont payés pendant la durée de l’opération, le capital étant remboursé lors de la revente.
Les taux appliqués sont plus élevés que pour un crédit immobilier classique. Ils ne peuvent en aucun cas dépasser le taux d’usure, publié chaque trimestre par la Banque de France. Pour calibrer ses hypothèses financières, un simulateur de prêt immobilier peut être utile.
Les alternatives au crédit bancaire
Plusieurs solutions complémentaires existent :
- Le financement participatif : des plateformes de crowdfunding immobilier financent des opérations de marchands de biens, sur des durées courtes. Les conditions (taux, durée, garanties) varient selon les plateformes et sont consultables sur leurs sites respectifs.
- Les investisseurs privés : des particuliers peuvent entrer au capital de la société ou prêter via un compte courant d’associé
- Le crédit-vendeur : le vendeur accepte un paiement échelonné, ce qui réduit le besoin de financement initial
- L’association avec d’autres marchands : mutualiser l’apport sur des opérations de taille importante via une SCI ou une société dédiée
Diversifier ses sources de financement est une bonne pratique. Ne dépendre que d’un seul partenaire bancaire expose à un risque en cas de refus ou de durcissement des conditions d’octroi.
Travaux et valorisation : maximiser la plus-value
Les travaux représentent le cœur de la création de valeur. Mais tous les travaux ne se valent pas en termes de retour sur investissement.
Les travaux à fort effet de levier
De manière générale, les travaux cosmétiques (peinture, sols, cuisine, salle de bains) et la division de lots offrent les meilleurs ratios entre investissement et plus-value générée. Les coûts de travaux et les prix au m² variant fortement selon les régions et les périodes, il est indispensable de s’appuyer sur des devis récents d’artisans locaux et sur les données de marché de la base DVF pour calibrer chaque opération.
La rénovation énergétique est devenue incontournable depuis l’interdiction progressive de location des passoires thermiques : un bien mal classé au DPE se négocie avec une forte décote, et l’amélioration de la classe énergétique génère une plus-value significative.
Gérer les travaux efficacement
Trois règles essentielles :
- Obtenir plusieurs devis détaillés avant de valider un poste de travaux. Les écarts entre artisans peuvent être considérables.
- Prévoir une marge de sécurité sur le budget travaux. Les imprévus sont la norme, pas l’exception, surtout dans l’ancien.
- Faire intervenir un maître d’œuvre sur les chantiers importants. Ses honoraires sont souvent compensés par le respect des délais et du budget.
Pour ceux qui hésitent entre acheter un bien à rénover ou un bien récent, le comparatif neuf ou ancien peut aider à affiner la stratégie.

Calculer la rentabilité d’une opération
La formule de marge nette
La marge nette se calcule ainsi :
Marge nette = Prix de revente − (Prix d’achat + Frais de notaire + Travaux + Frais financiers + Charges de portage + Frais de commercialisation + Impôts)
Chaque poste doit être estimé avec précision à partir de données réelles :
- Prix d’achat : le prix effectivement négocié
- Frais de notaire : au taux réduit applicable aux marchands de biens, consultable auprès du notaire ou sur service-public.fr
- Travaux : sur la base de devis détaillés, avec une marge de sécurité pour les imprévus
- Frais financiers : intérêts du prêt sur la durée prévisionnelle de l’opération
- Charges de portage : taxe foncière, assurance, charges de copropriété pendant toute la durée de détention
- Frais de commercialisation : honoraires d’agence le cas échéant
- Impôts : IS sur le bénéfice et TVA sur marge selon les cas, aux taux en vigueur sur impots.gouv.fr
Le prix de revente estimé doit reposer sur la médiane des ventes récentes dans le secteur, consultable gratuitement sur la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières). Une erreur d’estimation sur le prix de revente peut réduire considérablement la marge, voire transformer l’opération en perte.
Pour comparer avec d’autres stratégies d’investissement, les articles sur la colocation comme investissement ou la nue-propriété apportent un éclairage complémentaire.
Risques et erreurs à éviter
Voici les pièges récurrents qui peuvent faire chuter les marchands de biens, en particulier les débutants.
Les erreurs fatales
1. Surestimer le prix de revente. C’est l’erreur la plus fréquente. Ne jamais baser ses projections sur le prix le plus élevé du quartier. Utiliser la médiane des ventes récentes via la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières), accessible gratuitement.
2. Sous-estimer les travaux. Ajouter systématiquement une marge de sécurité au devis le plus élevé. L’ancien réserve toujours des surprises : canalisation vétuste, amiante, termites, plomb.
3. Négliger le délai de revente. Chaque mois supplémentaire de portage engendre des coûts (intérêts, charges, taxe foncière). Un bien qui met plus longtemps que prévu à se vendre peut absorber une part importante de la marge.
4. Ignorer la réglementation urbanistique. Avant toute division ou changement de destination, consulter le Plan Local d’Urbanisme et déposer une déclaration préalable ou un permis de construire. Les sanctions en cas d’infraction sont lourdes.
5. Se lancer sans trésorerie de sécurité. Garder une trésorerie suffisante pour couvrir plusieurs mois de charges de portage. Le marché peut se retourner, un acheteur peut se rétracter, un chantier peut prendre du retard.
6. Négliger l’assurance. Une assurance dommages-ouvrage est obligatoire en cas de travaux de structure. L’assurance responsabilité civile professionnelle est indispensable pour couvrir les vices cachés.
7. Mélanger patrimoine personnel et professionnel. Exercer toujours en société et tenir une comptabilité irréprochable. La confusion des patrimoines peut entraîner la responsabilité personnelle du dirigeant. Le recours à un expert-comptable spécialisé n’est pas une option, c’est une nécessité.
Les étapes pour lancer son activité
Voici le parcours recommandé pour démarrer dans l’achat-revente immobilier en tant que marchand de biens.
Phase 1 : préparation
- Se former : droit immobilier, fiscalité des marchands de biens, techniques d’estimation, gestion de chantier. Aucun diplôme n’est requis, mais la compétence est indispensable.
- Constituer son apport : le montant nécessaire dépend de l’opération visée et des exigences bancaires. Prendre rendez-vous avec plusieurs banques pour connaître leurs critères d’octroi.
- Étudier le marché local : analyser les prix au m², les délais de vente, les quartiers en devenir. Consulter la base DVF, les annonces immobilières, et rencontrer des agents locaux.
- Construire son réseau : notaire, avocat en droit immobilier, courtier, artisans, architecte, expert-comptable.
Phase 2 : création de la structure
- Choisir la forme juridique : SAS ou SARL à l’IS dans la majorité des cas. Les formalités et le capital minimum sont détaillés sur entreprendre.service-public.fr.
- Rédiger les statuts avec un objet social incluant explicitement l’achat et la revente de biens immobiliers.
- Immatriculer la société au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).
- Ouvrir un compte bancaire professionnel et déposer le capital social.
- Souscrire les assurances : RC Pro, garantie des vices cachés, et dommages-ouvrage si nécessaire.
Phase 3 : première opération
- Sourcer et analyser un nombre suffisant de biens avant de faire une offre. La sélectivité est essentielle.
- Monter le dossier de financement avec un business plan détaillé : prix d’achat, budget travaux, prix de revente estimé, planning, marge prévisionnelle.
- Signer le compromis avec les conditions suspensives adaptées (financement, urbanisme, diagnostics).
- Lancer et suivre les travaux avec un planning serré et des points d’avancement réguliers.
- Commercialiser le bien dès que les travaux approchent de leur terme. Photos professionnelles, home staging, annonces multi-supports.
Pour un premier achat immobilier, commencer par une petite opération (studio ou T2) permet d’apprendre le métier sans prendre de risque excessif.
Pour diversifier au-delà de l’achat-revente, les SCPI ou l’assurance vie couplée aux SCPI peuvent constituer des compléments pour faire travailler la trésorerie entre deux opérations.
À retenir
- Exercer toujours en société à l’IS (SAS ou SARL) pour bénéficier d’une fiscalité adaptée et protéger son patrimoine
- Ne jamais acheter un bien sans avoir vérifié que le prix est significativement sous le marché rénové, en s’appuyant sur la base DVF
- Prévoir une marge de sécurité sur le budget travaux et conserver une trésorerie de portage suffisante
- Diversifier ses sources de financement pour ne pas dépendre d’un seul partenaire
- Commencer par une petite opération (studio ou T2) pour maîtriser le processus avant de monter en gamme
Questions fréquentes
Faut-il un diplôme pour devenir marchand de biens ?
Non, aucun diplôme n’est requis pour exercer l’activité de marchand de biens en France. Il suffit de créer une société avec un objet social adapté et de s’immatriculer au RCS. En revanche, des compétences solides en droit immobilier, fiscalité, estimation et gestion de travaux sont indispensables pour réussir. Suivre une formation spécialisée avant de se lancer est vivement conseillé.
Comment estimer le budget nécessaire pour une première opération de marchand de biens ?
Le budget dépend du type de bien visé, de sa localisation et de l’ampleur des travaux. Il inclut l’apport exigé par la banque, le budget travaux et une réserve de trésorerie. Pour connaître les conditions d’octroi actuelles, il est recommandé de consulter plusieurs établissements bancaires et de se rapprocher d’un courtier spécialisé. Le crédit-vendeur ou l’entrée d’investisseurs privés peuvent aussi réduire le besoin en apport personnel.
Quelle est la différence entre marchand de biens et investisseur locatif ?
Le marchand de biens achète pour revendre rapidement avec une plus-value, tandis que l’investisseur locatif achète pour conserver le bien et percevoir des loyers. La fiscalité est très différente : le marchand relève de l’IS avec TVA sur marge, l’investisseur locatif de l’IR avec les régimes LMNP ou location meublée ou vide. Le marchand prend plus de risques sur chaque opération, mais ses gains potentiels sont supérieurs.
Comment sont imposées les plus-values d’un marchand de biens ?
En société à l’IS, les plus-values sont imposées comme des bénéfices commerciaux, au taux de l’IS en vigueur (consultable sur impots.gouv.fr). S’y ajoute la TVA sur marge dans les cas prévus par le Code général des impôts. Les dividendes versés au dirigeant sont ensuite soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), dont le taux est fixé par la loi et consultable sur service-public.fr. Un expert-comptable spécialisé est indispensable pour optimiser chaque opération.
Quels sont les principaux risques de l’activité de marchand de biens ?
Les risques majeurs sont la surestimation du prix de revente, la sous-estimation des coûts de travaux, l’allongement du délai de portage, et le retournement du marché immobilier local. Pour les atténuer, il est essentiel de travailler avec des données de marché fiables (base DVF), d’ajouter une marge de sécurité sur les devis travaux, et de conserver une trésorerie de sécurité. L’assurance RC Pro et la garantie des vices cachés sont également essentielles.
Peut-on cumuler l’activité de marchand de biens avec un emploi salarié ?
Oui, il est tout à fait possible de cumuler un emploi salarié avec une activité de marchand de biens exercée via une société. Il convient de vérifier que le contrat de travail ne comporte pas de clause d’exclusivité ou de non-concurrence incompatible. Le statut de président de SAS est particulièrement adapté à ce cumul, car il permet une grande souplesse dans la gestion du temps.
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