Prix immobilier Marseille 2026 : quartier par quartier

Dans cet article

  • Le prix moyen au m² à Marseille en 2026 s’établit autour de 3 450 €/m², en hausse de 3,2 % sur un an
  • Les arrondissements les plus chers (7e, 8e) dépassent 4 800 €/m² tandis que les 3e et 15e restent sous 2 300 €/m²
  • Le quartier Euroméditerranée affiche une progression de +18 % en trois ans grâce aux projets urbains
  • La rentabilité locative brute varie de 4,5 % dans le 8e à plus de 8 % dans le 14e
  • Le DPE impacte désormais les prix : un logement classé F ou G se négocie 15 à 20 % sous le marché
  • Je vous détaille 16 arrondissements avec les fourchettes de prix, tendances et conseils d’achat

Panorama du marché immobilier marseillais en 2026

Après 15 ans passés à analyser des dossiers de financement immobilier côté banque, je peux vous affirmer que Marseille reste l’une des métropoles françaises les plus dynamiques en matière de prix. En 2026, le marché marseillais poursuit sa trajectoire haussière, portée par plusieurs facteurs structurels que j’observe depuis mon bureau chaque semaine.

Le prix moyen au m² à Marseille atteint environ 3 450 € au premier trimestre 2026, selon les données croisées de la chambre des notaires des Bouches-du-Rhône et des bases de transactions réelles. Cela représente une hausse de 3,2 % sur un an, un rythme modéré mais constant qui reflète la solidité de la demande.

Plusieurs moteurs expliquent cette tendance. D’abord, la baisse progressive des taux d’emprunt depuis fin 2024, qui a relancé le pouvoir d’achat immobilier des ménages. Je le constate dans les dossiers que j’accompagne : les acquéreurs retrouvent de la capacité d’emprunt, ce qui soutient les prix. Ensuite, les grands projets urbains comme Euroméditerranée 2 et la rénovation du centre-ville continuent de transformer le paysage et d’attirer les investisseurs. Enfin, Marseille bénéficie d’un différentiel de prix favorable par rapport à Lyon, Bordeaux ou Nice, ce qui attire des acquéreurs en quête de qualité de vie à prix raisonnable.

Mais attention : parler du prix moyen à Marseille n’a que peu de sens tant les écarts entre quartiers sont considérables. Un appartement dans le 7e arrondissement peut valoir trois fois plus qu’un bien équivalent dans le 3e. C’est pourquoi je vais vous détailler la situation quartier par quartier, avec les données les plus récentes disponibles.

Rue résidentielle typique du centre de Marseille avec ses immeubles en pierre
Rue résidentielle typique du centre de Marseille avec ses immeubles en pierre

Prix au m² arrondissement par arrondissement

Pour vous donner une vision claire et exploitable, j’ai compilé les fourchettes de prix constatées dans chacun des 16 arrondissements de Marseille. Ces chiffres proviennent des transactions notariées enregistrées entre juillet 2025 et mars 2026. Je les ai complétés par mon expérience terrain des valorisations bancaires.

Arrondissement Prix moyen €/m² Fourchette basse Fourchette haute Évolution sur 1 an
1er (Vieux-Port, Panier) 3 100 € 2 400 € 4 200 € +4,1 %
2e (Joliette, Euroméditerranée) 3 350 € 2 600 € 4 500 € +5,8 %
3e (Belle de Mai, Saint-Lazare) 2 100 € 1 500 € 2 800 € +2,5 %
4e (Les Chartreux, Cinq Avenues) 3 400 € 2 700 € 4 300 € +3,0 %
5e (Baille, Le Camas) 3 250 € 2 500 € 4 100 € +2,8 %
6e (Castellane, Préfecture) 3 800 € 3 000 € 5 000 € +2,4 %
7e (Endoume, Roucas Blanc) 4 900 € 3 800 € 6 500 € +2,1 %
8e (Bonneveine, Vieille Chapelle) 4 600 € 3 500 € 6 200 € +1,9 %
9e (Mazargues, Les Calanques) 4 100 € 3 200 € 5 500 € +2,7 %
10e (Saint-Marguerite, La Capelette) 3 050 € 2 400 € 3 900 € +3,5 %
11e (La Pomme, La Valbarelle) 2 700 € 2 000 € 3 400 € +3,3 %
12e (Saint-Julien, Montolivet) 3 200 € 2 500 € 4 000 € +2,9 %
13e (Château-Gombert, Les Olives) 3 350 € 2 600 € 4 200 € +3,6 %
14e (Les Arnavaux, Saint-Barthélemy) 2 050 € 1 400 € 2 700 € +2,2 %
15e (Saint-Antoine, Les Aygalades) 2 000 € 1 300 € 2 600 € +1,8 %
16e (L’Estaque, Saint-Henri) 2 850 € 2 100 € 3 600 € +4,3 %

Ce tableau vous donne une photographie fiable, mais gardez à l’esprit que chaque micro-quartier a sa propre réalité. Dans le 1er arrondissement par exemple, un appartement rénové vue Vieux-Port n’a rien à voir avec un bien dans les hauts du Panier. C’est précisément cette granularité que je vais détailler dans les sections suivantes.

Quartiers premium : le sud et le littoral

Les arrondissements du sud de Marseille concentrent les biens les plus valorisés de la ville. En tant qu’ancien conseiller bancaire, je sais que ces secteurs sont aussi ceux où les dossiers de financement portent les montants les plus élevés, souvent au-delà de 400 000 € pour un T3.

Le 7e arrondissement : le sommet du marché

Avec un prix moyen de 4 900 €/m², le 7e reste l’arrondissement le plus cher de Marseille. Le quartier d’Endoume, avec ses ruelles pittoresques et sa proximité immédiate du Vallon des Auffes, attire une clientèle aisée, souvent des cadres supérieurs ou des professions libérales. Le Roucas Blanc, perché au-dessus de la Corniche, offre des vues panoramiques qui justifient des prix dépassant régulièrement 6 000 €/m² pour les biens d’exception.

Mon conseil : dans ce secteur, la négociation est limitée. Les biens bien placés partent vite, parfois en moins de deux semaines. Si vous visez le 7e, préparez votre dossier bancaire en amont pour être réactif. J’ai vu des acquéreurs perdre des opportunités simplement parce que leur financement n’était pas bouclé.

Le 8e arrondissement : résidentiel et familial

Le 8e, de Bonneveine au Prado en passant par la Vieille Chapelle, affiche 4 600 €/m² en moyenne. C’est l’arrondissement familial par excellence, avec ses écoles réputées, le parc Borély et un accès direct aux plages. Les maisons individuelles avec jardin y sont particulièrement recherchées et peuvent atteindre 5 500 à 6 200 €/m².

La particularité du 8e, c’est sa stabilité. La hausse y est plus modérée (+1,9 % sur un an) car les prix étaient déjà élevés. C’est un arrondissement de patrimoine, où l’on achète pour y vivre durablement. Pour un investissement locatif à Marseille, le rendement brut y est plus faible (autour de 4,5 %), mais la sécurité patrimoniale est maximale.

Le 9e arrondissement : entre calanques et résidentiel

Le 9e est un arrondissement vaste et contrasté. Mazargues et les Baumettes tirent les prix vers le haut avec des moyennes autour de 4 500 €/m², tandis que des secteurs comme Sainte-Marguerite restent plus accessibles. La proximité du Parc national des Calanques constitue un atout majeur et non reproductible, ce qui soutient structurellement les prix. J’ai financé de nombreux achats dans ce secteur pour des familles qui cherchent le calme sans s’éloigner du centre.

Le quartier Euroméditerranée et ses constructions modernes au nord du Vieux-Port
Le quartier Euroméditerranée et ses constructions modernes au nord du Vieux-Port

Secteurs émergents à forte hausse

C’est dans cette catégorie que je vois les meilleures opportunités actuellement. Certains quartiers de Marseille connaissent une transformation profonde qui se traduit par une appréciation rapide des prix.

Euroméditerranée et le 2e arrondissement

Le périmètre d’Euroméditerranée, principalement situé dans le 2e arrondissement, est sans conteste le secteur le plus dynamique de Marseille. Avec une hausse de +5,8 % sur un an et +18 % sur trois ans, les prix ont littéralement décollé. Le quartier de la Joliette, autrefois délaissé, affiche désormais des prix de 3 500 à 4 500 €/m² pour le neuf. Les Docks, reconvertis en bureaux et commerces, ont créé un pôle d’attractivité qui irradie tout le secteur.

La phase 2 du projet Euroméditerranée, qui s’étend vers le nord jusqu’aux Crottes et Saint-Mauront, porte un potentiel de revalorisation encore plus important. Je recommande à mes clients d’y regarder de près, tout en restant vigilants sur les délais de livraison des programmes neufs et la qualité réelle des prestations. Si vous hésitez entre neuf et ancien, ce secteur fait clairement pencher la balance vers le neuf.

Le 1er arrondissement et la rénovation du centre-ville

Le centre-ville de Marseille fait l’objet d’un vaste plan de requalification engagé par la métropole et l’État. Le quartier Noailles, longtemps boudé, attire désormais une population jeune et active séduite par les prix encore accessibles (autour de 2 800 €/m²) et la centralité absolue. La hausse de +4,1 % dans le 1er reflète ce regain d’intérêt.

Attention toutefois : certains immeubles du centre ancien présentent des problèmes structurels sérieux. Le drame de la rue d’Aubagne en 2018 a mis en lumière l’état dégradé du bâti. Avant tout achat dans ce secteur, je vous conseille vivement de faire réaliser un diagnostic complet de l’immeuble, pas uniquement du lot que vous visez.

Le 16e arrondissement : L’Estaque en plein renouveau

Avec une hausse de +4,3 % sur un an, le 16e arrondissement est une belle surprise. L’Estaque, village de pêcheurs immortalisé par Cézanne et Braque, attire de plus en plus d’acheteurs séduits par son charme authentique et ses prix encore contenus (2 850 €/m² en moyenne). L’amélioration des transports, notamment le prolongement envisagé du tramway, pourrait accélérer cette dynamique. Pour ceux qui cherchent à dénicher une bonne affaire immobilière, le 16e mérite clairement votre attention.

Quartiers abordables et rendement locatif

L’un des atouts majeurs de Marseille pour les investisseurs, c’est la possibilité de trouver des rendements locatifs élevés dans les arrondissements nord et est. Après avoir analysé des centaines de plans de financement, je peux vous dire que ces secteurs permettent des montages financiers intéressants, à condition de bien sélectionner le bien.

Le 3e arrondissement : prix plancher, vigilance maximale

À 2 100 €/m² en moyenne, le 3e arrondissement (Belle de Mai, Saint-Lazare) offre les prix parmi les plus bas de la ville. La rentabilité locative brute peut atteindre 7 à 9 %, ce qui est considérable. Cependant, je vous mets en garde : ces rendements théoriques ne tiennent pas compte du risque de vacance locative, d’impayés et de dégradations, qui sont statistiquement plus élevés dans ce secteur.

Si vous investissez dans le 3e, prévoyez un budget travaux conséquent pour proposer un bien de qualité, et envisagez sérieusement de confier la gestion à une agence spécialisée dans le secteur. La gestion en direct dans les quartiers nord demande une disponibilité et une connaissance locale que tous les investisseurs n’ont pas.

Les 14e et 15e arrondissements : le rapport prix/rendement

Avec des prix moyens autour de 2 000 à 2 050 €/m², ces arrondissements attirent les investisseurs qui visent le cash-flow positif. Un T2 acheté 80 000 € peut se louer 550 à 600 € par mois, soit une rentabilité brute supérieure à 8 %. En optant pour le statut LMNP au régime réel, vous pouvez en plus optimiser significativement votre fiscalité grâce à l’amortissement du bien.

Le 14e bénéficie de la proximité de la faculté de Saint-Jérôme, ce qui garantit une demande locative étudiante régulière. Le 15e, avec le pôle commercial Grand Littoral et l’arrivée progressive de programmes de rénovation urbaine, offre des perspectives de revalorisation à moyen terme.

Le 10e et le 11e : la cote qui monte

Ces deux arrondissements représentent selon moi le meilleur compromis qualité/prix à Marseille en 2026. Le 10e (La Capelette, Saint-Loup) affiche 3 050 €/m² avec une hausse de +3,5 %, tandis que le 11e (La Pomme, La Valentine) se situe à 2 700 €/m² avec +3,3 %. Ces secteurs bénéficient d’un cadre de vie agréable, d’une bonne desserte en transports et d’une population mixte qui stabilise le marché locatif.

Arrondissement Prix moyen €/m² Loyer moyen T2 Rentabilité brute Profil investisseur
3e 2 100 € 520 € 7,8 % Investisseur expérimenté
10e 3 050 € 620 € 5,9 % Primo-investisseur
11e 2 700 € 580 € 6,4 % Équilibré rendement/sécurité
13e 3 350 € 650 € 5,6 % Familial, long terme
14e 2 050 € 500 € 8,2 % Cash-flow, étudiant
15e 2 000 € 490 € 8,0 % Cash-flow, opportuniste

Pour aller plus loin dans vos calculs, je vous recommande de consulter notre simulateur de rendement qui vous permettra de comparer différents scénarios d’investissement. Et si vous souhaitez diversifier votre stratégie, pensez aussi à l’investissement dans un parking à Marseille, un marché particulièrement porteur dans les quartiers centraux où le stationnement fait défaut.

Visite d'un appartement à vendre dans un quartier résidentiel de Marseille
Visite d’un appartement à vendre dans un quartier résidentiel de Marseille

Impact du DPE et des projets urbains sur les prix

Deux facteurs structurels sont en train de redessiner la carte des prix à Marseille en 2026. En tant que professionnel du financement, je les vois peser de plus en plus lourd dans les valorisations bancaires et les décisions d’achat.

Le DPE, nouveau critère de prix

Depuis l’interdiction de louer les logements classés G (effective depuis janvier 2025) et l’interdiction prochaine des F (2028), le diagnostic de performance énergétique impacte directement la valeur des biens. À Marseille, où le parc ancien est important et souvent mal isolé, cette contrainte est particulièrement visible.

Concrètement, je constate dans les transactions que j’accompagne qu’un logement classé F ou G se négocie 15 à 20 % en dessous du prix d’un bien équivalent classé D ou mieux. Cette décote peut représenter une opportunité pour les acheteurs capables de financer des travaux de rénovation énergétique, à condition de bien chiffrer le coût des travaux et de vérifier l’éligibilité aux aides (MaPrimeRénov’, CEE).

Dans les arrondissements du centre (1er, 2e, 3e), où les immeubles haussmanniens et les bâtiments anciens dominent, la part de logements énergivores est estimée entre 35 et 45 % du parc. C’est un volume considérable qui pèse sur les prix moyens de ces secteurs et crée un marché à deux vitesses.

Les grands projets qui tirent les prix vers le haut

Marseille concentre plusieurs opérations d’aménagement majeures qui influencent directement les prix immobiliers :

  • Euroméditerranée 2 : extension du périmètre vers le nord, avec 14 000 logements prévus d’ici 2030, des espaces verts et des équipements publics
  • Ligne 2 du tramway : le prolongement vers le nord et l’est améliore la desserte des 10e, 11e et 12e arrondissements
  • Rénovation urbaine ANRU : les quartiers prioritaires (Castellane, La Busserine, Les Flamants) font l’objet de programmes de démolition-reconstruction qui transforment progressivement le paysage
  • Plan Marseille en Grand : doté de 5 milliards d’euros, ce plan national vise à rénover les écoles, les transports et l’habitat dégradé

Chacun de ces projets a un effet direct sur les prix des quartiers environnants. L’expérience montre qu’une nouvelle station de tramway fait grimper les prix dans un rayon de 500 mètres de 5 à 12 % dans les deux ans suivant sa mise en service. Ce sont des données que j’intègre systématiquement dans mes recommandations d’achat.

Mes conseils pour acheter à Marseille en 2026

Fort de mon expérience bancaire et de ma connaissance approfondie du marché marseillais, voici les recommandations concrètes que je donne à mes clients.

Pour les primo-accédants

Si vous achetez votre résidence principale à Marseille, orientez-vous vers les 4e, 5e ou 12e arrondissements. Ces secteurs offrent un bon rapport qualité/prix avec des biens entre 3 200 et 3 400 €/m², une qualité de vie agréable et un potentiel de plus-value raisonnable. Préparez un apport d’au moins 10 % du prix d’achat pour obtenir les meilleures conditions de taux auprès des banques.

Pensez aussi à comparer les offres entre location et achat : dans certains quartiers premium, la location reste plus avantageuse financièrement à court terme, notamment si vous n’êtes pas sûr de rester plus de cinq ans.

Pour les investisseurs locatifs

Le choix du quartier dépend de votre stratégie. Si vous visez le cash-flow, les 14e et 15e arrondissements offrent les meilleurs rendements bruts. Si vous privilégiez la sécurité patrimoniale, les 8e et 9e arrondissements sont plus adaptés. Et si vous cherchez un équilibre entre rendement et plus-value, je vous oriente vers le 10e ou le 16e arrondissement, en pleine mutation.

Quel que soit le secteur, vérifiez systématiquement le DPE du bien, estimez le coût d’éventuels travaux de mise aux normes, et calculez votre rendement net de charges et de fiscalité, pas simplement brut. Pour optimiser votre imposition, le statut LMNP reste particulièrement pertinent à Marseille, surtout en meublé étudiant ou touristique. Si vous cherchez un accompagnement comptable adapté, consultez notre comparatif des comptables LMNP en ligne.

Pour les investisseurs patrimoniaux

Si votre objectif est de constituer un patrimoine immobilier diversifié, Marseille peut s’intégrer dans une stratégie plus large. Combiner un investissement locatif physique avec des parts de SCPI permet de mutualiser les risques. Les SCPI offrent une diversification géographique et sectorielle que l’immobilier direct ne permet pas à lui seul. Pour une approche encore plus sophistiquée, le démembrement de propriété sur des SCPI peut compléter efficacement votre stratégie marseillaise.

Perspectives et évolution des prix à horizon 2027

Quelles sont les tendances que j’anticipe pour les prochains mois ? Après avoir suivi ce marché pendant plus d’une décennie, je vois plusieurs signaux clairs.

D’abord, la hausse devrait se poursuivre à un rythme modéré de 2 à 4 % par an en moyenne sur Marseille. Les taux d’emprunt, qui se sont stabilisés autour de 3,1 % sur 20 ans début 2026, ne devraient pas connaître de remontée brutale selon les prévisions de la Banque de France. Cela soutient la demande sans créer de bulle spéculative.

Ensuite, les écarts entre quartiers vont continuer de se creuser. Les secteurs bénéficiant de projets urbains (2e, 16e, nord Euroméditerranée) devraient surperformer, tandis que les quartiers délaissés sans investissement public resteront à la traîne. Le classement des meilleures villes pour investir en 2026 confirme que Marseille figure dans le top 5 national pour le rapport rendement/potentiel.

Le facteur DPE va continuer de peser sur le marché de l’ancien. Avec l’échéance de 2028 pour les logements classés F, de nombreux propriétaires bailleurs vont être contraints de vendre ou de rénover. Cela pourrait créer un afflux de biens sur le marché dans les 14e et 15e arrondissements, où la part de passoires thermiques est importante, et temporairement freiner la hausse dans ces secteurs.

Enfin, Marseille bénéficie d’un atout structurel majeur : son attractivité croissante auprès des actifs en télétravail et des retraités en quête de soleil. Les données de l’INSEE montrent un solde migratoire positif pour la métropole Aix-Marseille depuis 2022, un phénomène qui soutient durablement la demande immobilière. Pour comparer avec d’autres marchés porteurs, consultez nos analyses sur l’investissement locatif à Lyon ou à Nantes.

À retenir

  • Ciblez les 10e, 11e et 16e arrondissements pour le meilleur rapport prix/potentiel de plus-value en 2026
  • Vérifiez systématiquement le DPE avant tout achat : un logement énergivore se négocie 15 à 20 % moins cher
  • Calculez votre rendement net de charges et de fiscalité, pas uniquement la rentabilité brute
  • Préparez votre financement en amont pour être réactif sur les biens attractifs qui partent vite
  • Diversifiez votre patrimoine en combinant immobilier physique et SCPI pour réduire le risque géographique

Questions fréquentes


Quel est le prix moyen au m² à Marseille en 2026 ?

Le prix moyen au m² à Marseille en 2026 s’établit autour de 3 450 €, avec des écarts considérables selon les arrondissements. Le 7e arrondissement est le plus cher avec 4 900 €/m² en moyenne, tandis que le 15e reste le plus accessible autour de 2 000 €/m². Cette moyenne masque une réalité très contrastée qu’il faut analyser quartier par quartier avant tout projet d’achat.


Quels sont les quartiers les plus rentables pour investir à Marseille ?

Les quartiers les plus rentables en termes de rendement locatif brut sont les 14e et 15e arrondissements, avec des rentabilités pouvant dépasser 8 %. Cependant, ces rendements élevés s’accompagnent de risques plus importants (vacance locative, impayés). Pour un meilleur équilibre rendement/sécurité, les 10e et 11e arrondissements offrent des rendements de 5,5 à 6,5 % avec un risque locatif maîtrisé.


Le prix de l’immobilier va-t-il continuer à monter à Marseille ?

Les indicateurs actuels suggèrent une hausse modérée de 2 à 4 % par an sur Marseille dans les prochains mois. Les taux d’emprunt stabilisés, l’attractivité croissante de la ville et les grands projets urbains soutiennent la demande. Toutefois, la contrainte du DPE pourrait créer un afflux de biens dans certains quartiers nord et temporairement modérer les prix dans ces secteurs.


Quels arrondissements de Marseille vont le plus prendre de valeur ?

Les arrondissements avec le plus fort potentiel de revalorisation sont le 2e (Euroméditerranée, +5,8 % sur un an), le 16e (L’Estaque, +4,3 %) et le 1er (centre-ville en rénovation, +4,1 %). Ces secteurs bénéficient de projets urbains majeurs et d’investissements publics importants qui transforment durablement leur attractivité. Le périmètre d’Euroméditerranée 2 dans le nord du 2e arrondissement offre les perspectives les plus prometteuses à horizon 5 ans.


Faut-il acheter dans le neuf ou dans l’ancien à Marseille en 2026 ?

Le choix dépend de votre stratégie et du quartier visé. Dans les secteurs en mutation comme Euroméditerranée, le neuf offre des avantages : conformité DPE garantie, frais de notaire réduits et garanties constructeur. Dans les quartiers établis (8e, 9e, 12e), l’ancien rénové peut offrir un meilleur rapport qualité/prix, avec des surfaces plus généreuses et du charme architectural. L’ancien énergivore (DPE F ou G) constitue une opportunité uniquement si vous maîtrisez le coût de la rénovation énergétique.


Comment financer un achat immobilier à Marseille en 2026 ?

En 2026, les taux d’emprunt se situent autour de 3,1 % sur 20 ans. Pour obtenir les meilleures conditions, préparez un apport d’au moins 10 % du prix d’achat et présentez un taux d’endettement inférieur à 35 %. Comparez les offres de plusieurs établissements bancaires ou faites appel à un courtier. Pour un investissement locatif, intégrez les revenus locatifs prévisionnels dans votre plan de financement : les banques prennent généralement en compte 70 % des loyers attendus.


Alexandre Duval
Alexandre Duval

Alexandre Duval est ancien conseiller bancaire spécialisé en financement immobilier. Après 15 ans côté banque, il accompagne les investisseurs en toute indépendance et partage ses analyses du marché sur AD Immo.