Le simulateur mis en ligne par l’ADEME sur son Observatoire DPE-Audit permet de vérifier gratuitement si la réforme du diagnostic de performance énergétique modifie la classe énergie d’un logement. Il suffit de renseigner le numéro du DPE existant pour obtenir la nouvelle étiquette calculée selon la méthode applicable depuis janvier 2026.
L’outil ne remplace pas un diagnostic officiel réalisé par un professionnel certifié, mais il donne une estimation fiable de l’impact de la réforme sur un logement donné, en quelques secondes et sans inscription.
Numéro de DPE, surface et localisation : ce que demande le simulateur
Le simulateur fonctionne à partir du numéro à 13 chiffres qui figure sur tout DPE réalisé après juillet 2021. Ce numéro est consultable sur le document remis lors du diagnostic ou directement via le téléservice de vérification proposé par Service-public.fr. Une fois ce numéro saisi, le simulateur récupère automatiquement les données du logement (surface habitable, département, type de chauffage, niveau d’isolation) et applique la nouvelle méthode de calcul. Le résultat s’affiche sous forme comparative : ancienne classe et nouvelle classe côte à côte.
Aucune donnée personnelle n’est collectée. L’outil est accessible depuis n’importe quel navigateur, y compris sur mobile.
Un coefficient de surface intégré au calcul depuis la réforme
Comment le nouveau DPE est-il calculé en 2026 ? La réforme, présentée en détail sur le site du gouvernement, introduit un coefficient de pondération lié à la surface. L’ancienne méthode rapportait la consommation d’énergie primaire au mètre carré sans corriger le biais des petites surfaces, dont les déperditions thermiques sont proportionnellement plus élevées. Les logements de moins de 40 m² étaient donc systématiquement pénalisés.
En réalité, un studio de 25 m² classé F ou G sous l’ancien barème peut se retrouver en D ou E avec la méthode révisée, sans qu’aucun travaux n’ait été réalisé.
Pour les logements dépassant 40 m², la méthode de calcul reste identique. Les seuils de consommation en énergie primaire et en émissions de gaz à effet de serre qui définissent chaque lettre n’ont pas changé pour ces surfaces. La distinction entre DPE et GES reste inchangée : deux indicateurs sur un seul document.
Isolation, chauffage, ventilation : les leviers pour gagner une ou deux lettres
Améliorer sa classe DPE suppose d’agir sur les postes qui pèsent le plus dans le calcul. L’isolation thermique (combles, murs, fenêtres) constitue le premier levier : les combles représentent souvent le chantier le moins coûteux pour réduire les déperditions par la toiture. Côté chauffage, remplacer une chaudière fioul par une pompe à chaleur ou un système hybride modifie à la fois la consommation d’énergie primaire et les émissions de CO₂. La ventilation joue également : passer d’une extraction simple à une VMC double flux améliore le renouvellement d’air sans augmenter les pertes thermiques.
Ces travaux peuvent être financés en partie par MaPrimeRénov’, dispositif géré par l’ANAH.
Le simulateur ADEME ne détaille pas les travaux à réaliser. Pour un programme de rénovation chiffré, un audit énergétique réglementaire reste indispensable. Les propriétaires qui préparent une vente ou une mise en location peuvent se tourner vers les diagnostiqueurs certifiés de leur département, qu’il s’agisse d’un DPE à Toulouse ou d’un DPE à Lyon. Le simulateur gratuit constitue la première étape avant tout engagement de dépense : il permet de savoir si le logement change de classe avec la réforme, et donc si les contraintes liées aux passoires thermiques s’appliquent encore au bien concerné.
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