Le tableau DPE classe chaque logement de A (moins de 70 kWh/m²/an en énergie primaire et moins de 6 kg CO₂/m²/an) à G (plus de 420 kWh/m²/an et plus de 100 kg CO₂/m²/an), selon la grille fixée par l’arrêté du 31 mars 2021 relatif au diagnostic de performance énergétique. Depuis le 1er juillet 2024, une correction spécifique s’applique aux logements de petite surface, et l’année 2025 a introduit de nouvelles obligations pour les propriétaires de passoires thermiques.
Sommaire
- De 70 à 420 kWh/m²/an : les seuils des sept classes du DPE
- Énergie primaire et gaz à effet de serre : le double seuil qui détermine la lettre
- Ce qui change en 2025 : interdiction des G et correction petites surfaces
- Quels sont les nouveaux seuils du DPE pour 2026 ?
- Comment calculer soi-même son DPE ?
- Quel est le tarif d’un DPE en 2025 ?
De 70 à 420 kWh/m²/an : les seuils des sept classes du DPE
La grille officielle du DPE repose sur deux axes : la consommation d’énergie primaire (en kWh/m²/an) et les émissions de gaz à effet de serre (en kg CO₂ éq./m²/an). La classe retenue est toujours la moins favorable des deux.
| Classe | Énergie primaire (kWh/m²/an) | Émissions GES (kg CO₂/m²/an) |
|---|---|---|
| A | ≤ 70 | ≤ 6 |
| B | 71 à 110 | 7 à 11 |
| C | 111 à 180 | 12 à 30 |
| D | 181 à 250 | 31 à 50 |
| E | 251 à 330 | 51 à 70 |
| F | 331 à 420 | 71 à 100 |
| G | > 420 | > 100 |
Ces seuils sont définis par l’arrêté du 31 mars 2021 publié au Journal officiel. Ils s’appliquent à tous les logements, qu’ils soient proposés à la vente ou à la location. Un appartement qui consomme 185 kWh/m²/an mais émet 55 kg CO₂/m²/an sera classé E (et non D), car c’est l’axe le plus défavorable qui prime.
Énergie primaire et gaz à effet de serre : le double seuil qui détermine la lettre
Vu du côté du diagnostiqueur, le classement ne se lit pas comme une simple échelle linéaire. Deux logements affichant la même consommation en kWh peuvent recevoir une lettre différente si l’un chauffe au fioul (fortes émissions de CO₂) et l’autre à l’électricité décarbonée. Ce mécanisme de double seuil, instauré depuis la réforme du DPE entrée en vigueur le 1er juillet 2021, pénalise les énergies fossiles bien plus que l’ancien système.
Pour mieux comprendre la distinction entre les deux étiquettes et leur articulation, le sujet est détaillé dans notre article sur le DPE et le GES. L’étiquette énergie et l’étiquette climat se lisent conjointement, et c’est leur croisement qui produit la note finale du DPE.
Ce qui change en 2025 : interdiction des G et correction petites surfaces
Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G est considéré comme énergétiquement indécent au sens de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021. Concrètement, aucun nouveau bail ne peut être signé pour un logement G, et un locataire en place peut exiger des travaux de rénovation. L’interdiction de location des DPE F et G s’étendra aux logements classés F à compter du 1er janvier 2028.
L’autre changement majeur concerne les logements de moins de 40 m². Un coefficient de pondération, introduit par un arrêté du 25 mars 2024, corrige le biais qui surévaluait la consommation rapportée au mètre carré dans les petites surfaces. Résultat : selon le ministère de la Transition écologique, plusieurs centaines de milliers de petits logements auparavant classés F ou G ont pu remonter d’une, voire deux classes. Cette correction s’applique automatiquement aux DPE réalisés depuis le 1er juillet 2024 et peut être recalculée pour les diagnostics antérieurs via le simulateur de l’ADEME.
Le nouveau mode de calcul du DPE, désormais basé sur la méthode 3CL (Calcul de la Consommation Conventionnelle des Logements), remplace définitivement l’ancienne méthode sur factures. Ce changement, détaillé sur le site Service-public.fr, uniformise l’évaluation quel que soit le comportement de l’occupant.
Quels sont les nouveaux seuils du DPE pour 2026 ?
Les seuils de consommation et d’émissions des classes A à G n’ont pas été modifiés pour 2026 par rapport au tableau en vigueur depuis 2021. Ce qui évolue, c’est l’application réglementaire : au 1er janvier 2025, les G sont exclus de la location, et au 1er janvier 2028, ce sera le tour des F. L’échelle elle-même reste identique.
En revanche, un projet de révision de la méthode de calcul est en cours de concertation au ministère de la Transition écologique. Il pourrait modifier certains coefficients de conversion en énergie primaire, ce qui déplacerait mécaniquement des logements d’une classe à l’autre sans changer les seuils affichés. Les informations à jour sont publiées sur le portail du ministère dédié au DPE.
Comment calculer soi-même son DPE ?
Un DPE officiel ne peut être établi que par un diagnostiqueur certifié, seul habilité à produire un document opposable. Il est toutefois possible d’obtenir une estimation indicative grâce à la simulation DPE proposée par l’ADEME.
Pour réaliser cette estimation, il faut réunir plusieurs données :
- la surface habitable en m² (surface de plancher, pas la surface Carrez)
- l’année de construction du bâtiment
- le type de chauffage principal et son énergie (gaz, électricité, fioul, bois, pompe à chaleur)
- le niveau d’isolation des murs, du toit et des fenêtres (simple ou double vitrage, isolation intérieure ou extérieure)
- le système de production d’eau chaude sanitaire
- la zone climatique du logement (trois zones en France métropolitaine : H1, H2, H3)
Imaginez le dossier tel qu’il arrive sur le bureau du diagnostiqueur : chaque donnée manquante est remplacée par une valeur par défaut, souvent défavorable. Un propriétaire qui ne retrouve pas la facture d’isolation de ses combles verra le logiciel considérer que les combles ne sont pas isolés. C’est pourquoi rassembler les factures de travaux avant le diagnostic améliore souvent la note obtenue.
Quel est le tarif d’un DPE en 2025 ?
Aucun barème officiel ne fixe le prix d’un DPE. Chaque diagnostiqueur est libre de ses tarifs, et les écarts varient selon la surface, la localisation et la complexité du bien. Pour un appartement, les prix constatés démarrent aux alentours de 100 € et peuvent dépasser 250 € pour une grande maison individuelle. Le détail des fourchettes de prix est consultable dans notre comparatif des tarifs DPE pour un appartement.
Concernant les immeubles entiers, le DPE collectif suit une tarification distincte, proportionnelle au nombre de lots. Quel que soit le type de bien, le diagnostic a une durée de validité de dix ans, sous réserve des exceptions liées aux DPE réalisés avant le 1er juillet 2021.
Questions fréquentes
Quelle est la grille du DPE 2025 ?
La grille du DPE en 2025 est celle fixée par l’arrêté du 31 mars 2021 : sept classes de A à G, déterminées par le croisement de la consommation d’énergie primaire (de moins de 70 à plus de 420 kWh/m²/an) et des émissions de gaz à effet de serre (de moins de 6 à plus de 100 kg CO₂/m²/an). La nouveauté 2025 n’est pas dans les seuils, mais dans l’interdiction de louer les logements classés G.
Quelle est la nouvelle grille du DPE ?
Les seuils n’ont pas changé depuis 2021. La « nouvelle grille » souvent mentionnée désigne en réalité le coefficient correcteur appliqué aux logements de moins de 40 m² depuis juillet 2024, qui reclasse automatiquement les petites surfaces surévaluées.
Quelles sont les nouveautés du DPE en 2025 ?
Les trois évolutions principales sont l’interdiction de location des logements classés G au 1er janvier 2025, la généralisation du coefficient correcteur petites surfaces, et la poursuite du remplacement de l’ancienne méthode sur factures par la méthode de calcul 3CL pour tous les logements.
À retenir
- Vérifier la classe de son logement dans le tableau officiel A à G avant toute mise en location ou en vente.
- Pour les logements de moins de 40 m², demander l’application du coefficient correcteur petites surfaces sur un DPE réalisé avant juillet 2024.
- Rassembler toutes les factures de travaux d’isolation et de chauffage avant de faire intervenir le diagnostiqueur.
- Anticiper l’interdiction de location des F prévue au 1er janvier 2028 en engageant les travaux de rénovation énergétique dès maintenant.
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